Les artistes du XIXe siècle

Charles Henri Michel (1817-1905)

Charles-Henri Michel né à Fins (Somme) le 14 janvier 1817 et décédé à Paris le 6 janvier 1905 est un peintre, dessinateur et pastelliste français.

En 1835, il fréquentait l’Académie Suisse, y rencontrant d’autres artistes en devenir comme Gustave Courbet ou François Bonvin. En 1838, sous l’égide d’Auguste Dehaussy, il partit pour Anvers, étudier la peinture flamande, comprenant les primitifs flamands et la Renaissance flamande. De retour en France, il exposa au Salon de Paris et pratiqua l’art du portrait. Il intégra l’École des beaux-arts de Paris, en 1843.

En 1850, Nicolas Félix Harlé, député de la Somme, lui commanda le portrait de sa femme et de ses deux filles, dont la plus jeune, Célanie, que Charles-Henri épousera le 5 mai 1854 à la mairie de Aizecourt-le-Haut. Après avoir voyagé en Italie, le couple s’installa à Paris rue Duguay-Trouin, l’atelier du peintre se trouvant au 18, rue de Varenne. En 1862, son maître Auguste Dehaussy mourut en lui léguant le tiers de son atelier.

Il peignit ensuite des scènes historiques comme La Dernière Communion de Jeanne d’Arc (1899) et la Remise de l’Étendard (1901). C’était un artiste complet, excellent dessinateur, portraitiste de grand talent, travaillant indifféremment le crayon, le fusain ou le pastel.

Biographie – source wikipedia

Vital Couturier

Bercy, le pavillon de garde – Vital Couturier – collection L. Mouraux

Il n’existe que très peu de renseignements sur la vie de Vital Couturier. On sait qu’il est né à Neuilly-sur-Seine, probablement en 1844. Il pourrait s’agir de Charles Vital Couturier, architecte aux Chemins de Fer, qui habitait en 1905 avec sa femme avenue Ledru-Rollin dans le XIIe arrondissement. Si cette hypothèse est exacte, il aurait donc peint, en « amateur éclairé », son travail principal étant l’architecture. Mystère !

Vital Couturier a exposé ses peintures dans différents salons parisiens entre 1887 et 1892. En 1892, le journaliste du journal « L’Europe Artiste », dans son article sur le Salon de 1892, laissa un commentaire élogieux le concernant (ci-dessous).

Œuvres de Vital Couturier :

1887 – La plaine du Bourget
1887 – Le chemin aux grands arbres
1887 – Un chemin en forêt
1889 – A Sacy-sur-Eure
1892 – Vue de Saint-Aubin
1892 – Effet de soleil levant

Charles Heyman (1881-1915)

Ouvriers à Bercy – Charles Heyman

Charles Heyman est le fils d’Hippolyte Heyman, marchand de tableaux et d’œuvres d’art à Paris, et de Marguerite Millet, fille du peintre Jean-François Millet. Durant trois années, il fréquente l’atelier de Fernand Cormon, puis se consacre successivement à l’aquarelle et à la gravure. Il subit l’influence d’Alphonse Legros et Charles Meryon. Heyman expose à la Société nationale des Beaux-Arts à partir de 1907 et jusqu’en 1914, année où il devient membre du jury pour la gravure. Il participe aussi à la Société des peintres et graveurs en 1911 et 1912.
Ses gravures sur cuivre, au nombre de 160 environ, ont pour thèmes principaux Paris, les chemins de fer et les paysages de Normandie. Il s’agit surtout d’eaux-fortes, parfois de pointe sèche, plus rarement d’aquatintes au soufre. Les tirages vont généralement de 20 à 30, 50 au maximum. Quelques trentaines de planches ne sont tirées qu’à un ou deux exemplaires….

En 1910, il donne des illustrations pour un livre de Clément-Janin, Coups d’œil sur Paris (20 planches originales, une planche pour le titre et 63 dessins pour les lettrines, vignettes, frontispices de chapitre et culs-de-lampe gravés sur bois par Vibert)…
Mobilisé en août 1914, il meurt le 15 mai 1915 sur le front lors de la prise d’Ablain-Saint-Nazaire (Pas-de-Calais)..