Les artistes du XXe siècle
Christian Dardennes

Ingénieur de l’Ecole Centrale, Christian Dardennes, était depuis l’enfance un passionné de dessin . Attiré par tous les lieux où la ville se transforme : Du centre de Paris, des arrière-cours dans le XIXème arrondissement qui font penser à Zola, de vieilles rues de l’Est parisien, vestiges de bourgs de campagne qui ont été englobés dans la ville. L’année 1988 le vit par tous les temps dans les Entrepôts de Bercy, auxquels il consacrera plus d’une centaine de dessins.
Ce sont, au total, 2.700 dessins de Christian Dardennes que le musée Carnavalet a accueillis dans ses collections.






Pierre Dizier

Doué d’un don de naissance, cet artiste peintre aux multiples talents, maquettiste-dessinateur de profession, capable d’aborder, avec succès, tous les domaines de l’art graphique : calligraphie, dessin au trait ou à la plume, pastel, peinture à l’huile, aquarelle, collage, il travailla pour de nombreux organes de presse et l’édition.
L’œuvre importante, multiforme de cet artiste Cévenol, élégant, sans prétention, fut hélas dispersée. Il nous laisse, heureusement, un recueil d’une sélection de sa production, démontrant la maîtrise de son art et aussi, pour Bercy, une vingtaine de cabochons au trait, représentant différents aspects du lieu, et une aquarelle du port de Bercy au XIXe siècle.
Laura Buxton

Grandi en Ecosse en 1961, Laura Buxton s’imprègne des paysages dès son enfance entre la campagne et la côte écossaise. À Londres, elle étudie la peinture à la City and Guilds School of Arts avant d’aller à Florence, à l’Atelier Signorini Simi et ensuite deviens apprenti du peintre american, Ben F. Long. En 1983 elle quitte Florence pour aller séjourner dans la sud de la France ou elle se penche sur les paysages de Provence en transposant à la valeur temporelle de la lumière par la couleur.
Laura Buxton s’est éprise de l’esprit de Bercy. Esprit qu’elle a su représenter dans ses aspects les plus divers. Bâtiments aux crépis délavés, natures mortes aléatoires harmonieusement déposées, frondaisons d’arbres sur un ciel bleu saturé. Cette complicité intime de plusieurs années (1987-1991) s’est traduite en une centaine d’œuvres picturales, toiles, lavis, dessins qui, pour certaines, ont rejoint des collections privées ou publiques prestigieuses. Elle a obtenue plusieurs prix internationaux, dont la prestigieuse Elizabeth Greenshields Award, au Canada.





Georges Jamet

Né à Saint-Malo en 1926, Georges Jamet a passé la plus grande partie de sa vie à Viroflay, en banlieue parisienne, avant de s’éteindre le 28 mai 2016.
Georges Jamet a dessiné et peint depuis son plus jeune âge. Le plus vieux dessin de lui qui ait été conservé date de 1936, l’année de ses 10 ans. Georges Jamet a été reconnu de son vivant. Une rétrospective de ses œuvres a été organisée par la mairie de Viroflay.
Il a fait plusieurs dessins de Bercy, à la plume (ci-dessous), dont la cour Louis Proust et les vestiges du Petit-Château, dans le chai de François Fanton.









Guillaume Petit
Cet amateur passionné de peinture tenait, avec sa femme, un commerce de beaux-arts dans le VIe arrondissement. La retraite lui permit de laisser libre cours à sa passion et son imagination qu’il avait grande, dans un petit atelier de la rue des Jardiniers. Travaillant à l’huile ou au fusain, le plus souvent d’après photos, il représentait des thèmes Parisiens divers : bords de Seine et de Marne, canal, péniches, fêtes foraines, marchés.
Voisin des entrepôts de Bercy, il eut l’occasion d’y accompagner son frère André dans certaines tournées qu’il effectuait en tant que courtier en vins. Pas de visite à Bercy sans un détour obligé cour Louis Proust où, se souvient François Fanton « on parle peinture, mistral, soleil et, parfois, de vin… »
Le facétieux Guillaume Petit qui nous laisse quelques dessins et aquarelles de Bercy, les signait parfois d’un énigmatique Stanislas, peut-être en l’honneur du peintre Stanislas Lépine (1835-1892), amoureux des quais de Seine.

